Jan 01

La Maladie de la Carte

 

 La Maladie de la Carte ou « Gold Panic » ou encore « Panic target » !

 Quel drôle de nom n’est-ce pas ?

 Savez-vous ce que c’est et pourquoi on l’appelle ainsi ?

 Au tir à l’arc, la maladie de la carte ou maladie du jaune est un trouble psychologique qui force l’archer à décocher prématurément sa flèche.

 

Nous allons voir :

  • Les 3 symptômes déterminés
  • Le pourquoi, les fausses causes
  • et s’il y a des solutions pour l’éliminer
  • 3 exercices comme remède

 

Maladie de la Carte

 

Quels sont réellement les 3 symptômes de la maladie de la carte

 

 Au moment de prendre l’arc dans votre main, vous avez déjà, sens vous en rendre compte, le sentiment effroyable de ne pas mettre dans le jaune.

 

 En fait, cela s’explique facilement, pourquoi :

 

  •  Vous avez une irrésistible envie de lâcher votre flèche au moment où votre viseur glisse sur le jaune de votre blason
  •  Avez-vous déjà eu cette sensation ?
  •  Vous faites tout ce que vous pouvez pour résister, mais rien n’y fait !
  •  Vous avez beau essayez de stabiliser votre viseur au centre, mais impossible, une force bizarre vous oblige à lâcher prise !!

 

 Après le questionnement et le suivis de centaines d’archers, on a découvert 3 symptômes récurrent :

1er symptôme

  • L’ancrage
    • La main de corde et le bras se « verrouillent« 
    • La puissance de votre arc semble trop élevée pour amener la corde à son ancrage normal
    • Vous restez bloqué même avec une petite puissance d’arc

2ième symptôme

  • Le lâcher ou la décoche pour le poulie

    • Il (elle) est involontaire et n’arrive pas au point réel de votre phase d’armement.
    • Évidemment, il se produit avant que l’ancrage ou la visée soit effectué.
    • Quand cela vous arrive, il vous est impossible de tenir votre ancrage en pointant vers le centre de la cible.
    • Vous restez frustré et un manque de confiance en vous survient.

 

3ième symptôme

  • La stabilité
    • Vous arrivez à votre point d’ancrage final, et vous tentez d’amener votre flèche dans le jaune
    • C’est alors que votre bras d’arc viens se heurter à un « mur fictif »
    • Vous ne n’arriverez pas à mettre votre visée en plein centre
    • Votre lâché ou décoche reste brutale avec une poussée en avant

 

 

Le pourquoi, les fausses causes

En effet, tout ceci peut arriver à un moment où ne l’attend pas.

 

Cette « Gold panic« , peur du jaune à été remarquée dans différentes mises en situation.

  • Lorsque le tireur voit le centre jaune arriver
  • au moment de tirer sur un gibier en 3D
  • et souvent lors des compétitions

 

C’est ce qu’on appelle des déclencheurs.

 

Voici quelques fausses causes :

  •  La peur de l’échec
    • Qui vous amène a trop vous concentrer sur la trajectoire de la flèche
    • En délaissant votre geste précis de tir pour connaître le point final de votre flèche
  •  La peur de la réussite
    • Peur à chaque compétition, fait partie des déclencheurs
  •  Le manque de confiance en soi
    • Arrive bien après le développement des symptômes
  •  La mauvaise gestuelle
    • Rien à voir, cela arrive aux champions qui ont une posture et un geste parfait
    • Il semblerait que les « imparfait » en sont immunisés !
  •  Un mauvaise concentration
    • Non, cela survient une fois que vous devenez régulier dans votre tir et que vous-vous concentrez sur les bonnes choses à faire
    • Vous devenez plus vulnérable au développement d’un symptôme de la maladie de la carte
  •  Un arc trop puissant
    • Si votre arc est trop puissant pour vous, vous revenez sur l’ancrage et le lâcher prématuré

 

 

En aucun cas la peur de l’échec, la peur de la réussite ou le manque de confiance ne font parties des causes de la Maladie de la carte !!

 

Maladie de la Carte

 

Et si il y avait des solutions pour l’éliminer

 Chacun d’entre vous luttez contre le symptôme de la Maladie de la Carte.

 

 Si vous souffrez de la maladie de la carte, tout changement que vous faites dans le processus de tir, comme utiliser des déclencheurs, sont susceptibles de vous libérer immédiatement de vos symptômes.

 

 On fait parfois référence à ces techniques comme « remède de trois jours« , les effets positifs durant environ trois jours avant le retour des symptômes.

 

 Que ce soit des « Novel Stimulus« , des tirs sur de la paille ou la méthode « cliker« , toutes ces techniques apportent un remède temporaire.

 

 Alors, serait-il possible de contourner le problème en faisant comme Pavlov ?

 C’est à dire associer une image mentale et un stimuli pour minimiser ou éradiquer le problème ?

 

3 exercices comme remède

 Pour commencer à recontrôler votre geste dans son ensemble, en quelques minutes, vous devrez intégrer ces exercices dans vos sessions d’entrainement.

Et, si vous les appliquez durablement et correctement, vous éliminerez la maladie de la carte à 100%.

 Bien sûr, ce taux de succès implique que quelqu’un travaille avec vous pour appliquer le « traitement ».

 L’entrainement personnalisé est toujours à favoriser, cependant, il est relativement facile d’appliquer ces exercices en solitaire pour régler certains problèmes spécifiques.

 Les exercices sont conçus pour désensibiliser systématiquement le stimulus « déclencheur » et créer de nouvelles connexions physiologiques adaptatives.

 Allez, c’est parti, voyons ce qui vous attend.

 

EXERCICE N°1

Cet exercice va vous aider à remplacer l’apprentissage défectueux associé à votre point d’ancrage.

C’est un un traitement efficace contre une décoche prématurée et un ancrage prématuré (sous-allonge).

Voici ce que vous devez faire :

  • Armez votre arc un demi-pouce plus loin que votre point d’ancrage normal.
  • puis « glisser » jusqu’à revenir au bon ancrage.
  • Donc, le principe c’est de faire une sur-allonge d’un demi-pouce environ.

 

On peut aller plus loin :

  • Après avoir sur-allongé d’un demi-pouce (1,27cm), vous revenez d’un pouce complet et tractez de nouveau jusqu’à atteindre le point d’ancrage, décochez.
  • Vous communiquez à votre subconscient que votre ancrage n’est plus prévisible et donc qu’il doit arrêter « d’anticiper » par une décoche involontaire ou un blocage en sous-allonge.
  • Pour ceux qui souffrent de décoche prématurée, il se peut que vous deviez agripper la corde fermement jusqu’à ce que vous ayez regagné un peu de contrôle.

Si besoin, vous pouvez vous obliger à vous verrouiller les doigts au chatterton sur la corde pour ne pas décocher involontairement !

Mais là, prudence tout de même !!

 

EXERCICE N°2

 Cet exercice va vous permettre de désensibiliser votre subconscient de la cible.

 C’est une solution efficace pour un problème de stabilisation prématurée.

Voici ce que vous devez faire :

  • Armez votre arc en direction de la cible jusqu’à l’ancrage normal
  • Ensuite, décrivez un 8 dans l’air où l’intersection centrale du 8 coïncide avec le centre de la cible
  • Puis revenez au repos et détendez-vous
  • Répétez encore l’exercice, puis à un moment donné, arrêtez-vous en plein centre et décochez

 

On peut aller plus loin :

  • Vous communiquez à votre subconscient que le centre de la cible, là où vous-vous arrêtiez, n’est plus prévisible et donc d’arrêter « d’anticiper » en bloquant la visée trop tôt
  •  Faites des variantes en fonction de votre séquence de tir habituelle, si au lieu de pointer directement le centre vous arrivez par-dessus ou par-dessous, faites des passes haut-bas et droite-gauche en alternance
  • Le 8 ressemblera alors à un signe « »
  • Après avoir fait cet exercice un certain nombre de fois, faites-en un autre dans lequel vous passerez devant le centre une fois, puis tiendrez la visée et décocherez à la deuxième passe.

 

EXERCICE N°3

C’est une variante de l’exercice 2 :

  • Le but, c’est de déplacer votre point de visée vers le centre
  • Puis, loin du centre, comme si vous découpiez une part de tarte
  • Revenez sur le centre, tenez, puis éloignez-vous, puis revenez dessus etc…
  • De manière aléatoire, tenez la visée et décochez.

 

 Lorsque vous pratiquerez ces exercices,vous devrez rester concentré sur votre gestuelle.

 Soyez relaxé et faites tranquillement quelques séries.

 

 

Ma Conclusion

La Maladie de la carte s’attrape de différentes manières :

  • Si vous êtes trop assidus, précis et discipliné
  • Si vous utilisez un viseur
    • ancrage et stabilisation prématurée
  • Si vous êtes instinctif
    • ancrage et lâcher ou décoche prématurée

 

 Tout ceci peut se « déconstruire » aussi vite que vous l’avez mis en place sans vous en rendre compte.

 Il est toujours possible d’éliminer un défaut ou d’améliorer une qualité, cela se fait sur une base de 90 jours none stop !

 Vous devez rester assidu afin de contrôler vos exercices et vos gestes, sans cela, rien ne fonctionnera.

 Une fois que vous aurez regagné le contrôle sur votre gestuelle, je recommande d’intégrer ces exercices dans vos sessions d’entraînement pour maintenir ce contrôle.

 Personnellement, j’ai déjà souffert de l’un de ces symptômes de la maladie de la carte.

 J’ai intégré ces exercices dans tous mes entraînements afin que ces défauts ne puissent plus prendre place.

 

 Vous aussi, vous avez ou êtes encore victime de la maladie de la carte ?

 Indiquez moi lequel et nous verrons ensemble comment l’éliminer.

 


VOUS AVEZ DES OBJECTIFS POUR VOTRE SAISON ?

Mais vous ne savez pas comment vous y prendre pour les mettre en place,

  • Quel stratégie employer pour arriver à vos fins?
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  • Alors poser-les moi en

prenant quelques instants et en répondant au petit questionnaire

cela nous permettra de mieux vous connaitre et de vous donner le meilleur que ce soit en conseils ou stratégie d'objectifs.


 

Si vous avez aimé  «  La Maladie de la Carte »,

 

Teitarc - le tir a l'arc

Richard REVIRARD

 

Votre plaisir est entre vos mains !

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(2 commentaires)

    • Charles pittet on 23 janvier 2017 at 13 h 08 min
    • Répondre

    Merci pour les exercices à pratiquer.votre cité est super ch. P.

    1. Merci à vous Charles, soyez assidu et cela contribura à de nombreux bons résultats.
      Amicalement,
      Richard

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